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  Premières difficultés  


 
Les épreuves sont venues...

The North American College
« Casa Santa Maria
dell'Umiltà »

Tout en suivant le projet de Saint-Nicolas des Lorrains, le Père Lannurien informe son Supérieur Général de la vente possible de l’ancien couvent des Visitandines de l’Umiltà (aujourd’hui Collège Nord-Américain, fondé en 1859).
Mais la démarche n'aboutira pas !...

« Le point important était de nous établir : nous ne pouvions ni ne devions avoir la prétention de jouir, dès notre arrivée à Rome d’un local vaste et commode comme ces vieilles communautés qui depuis des siècles ont rendu tant de services à l'Église ; il paraissait plus conforme et à notre petitesse et aux desseins de Dieu, que nos commencements fussent humbles et pauvres à Rome comme ils l’avaient été en France, douze ans plus tôt. Nous étions pauvres : nous ne devions pas aspirer à l’éclat, ni aux commodités du bien être. Mon intention était de louer la partie supérieure de la maison, de la séparer des étages inférieurs par une porte sur l’escalier, ce qui nous aurait donné une espèce de clôture. Mais cela même n’était pas facile à obtenir car les locataires du dernier étage avaient un bail, qui ne devait se terminer que dans un ou deux ans, et par conséquent on ne pouvait pas les renvoyer.

Pour faire passer le plan de Mgr de Ségur à l’état de fait, j’avais deux choses à obtenir : que le St Père accordât au Recteur de Saint-Nicolas la pension ou le bénéfice demandé par ce dernier à titre de dédommagement ; que l’ambassade donnât son approbation officielle à l’exécution de l’arrangement projeté.

Le Père Lannurien
Portrait du Père Lannurien

Ici commence une série de difficultés inextricables. Le premier mois, je me tins à l’écart, et je laissais agir Mgr de Ségur seul : d’abord il avait cru que tout s’arrangerait promptement et sans peine ; bientôt il se vit arrêté par des montagnes. Du côté du Vatican, Mgr de Mérode, son cousin et ami, camérier secret du St Père, lui disait : “Tenez-vous tranquille, l’œuvre plaît au St Père, mais il ne convient pas de réclamer pour eux des secours du trésor pontifical avant que leur œuvre soit établie. C’est s’annoncer mal que de demander de l’argent avant d’avoir rien fait.” Mgr de Ségur répondait : “Le St Père m’a dit de lui-même qu’il attachait un grand prix à l’œuvre du Séminaire français, que s’il fallait pour l’établir contribuer de ses deniers, il le ferait volontiers. D’ailleurs, on peut compter sur les pères du St Esprit et du St Cœur de Marie ; je les connais, ils sont animés du meilleur esprit ; pour mon compte, je crois rendre un grand service à l’Église en concourant à cette œuvre, et je ne négligerai rien pour en procurer le succès.”

Et en effet il fait une nouvelle démarche auprès du Saint Père. Pie IX lui répond qu’il a toujours les mêmes sentiments, les mêmes dispositions qu’il lui a déjà exprimées... »

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Cette page a été actualisée le jeudi 12.07.2007