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Le P. Louis-Marie Lannurien
(1823-1854)
Spiritain, disciple de Libermann
Fondateur du Séminaire Français de Rome
Roger Billy et Etienne Osty (dir.)
Né en Bretagne le 10 mars 1823, Louis-Lannurien s'oriente très tôt vers la prêtrise. Il rencontre le père François Libermann, juif
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converti au catholicisme, homme de grande spiritualité, qui fonde en 1841 la société du coeur de Marie, destiné à l'évangélisation des Noirs et plus largement aux pauvres. La vie et l'action du père Lannurien seront désormais indissociables de l'aventure du père Libermann jusqu'à la fusion, en 1848, de la jeune société avec l'ancienne congrégation du Saint-Esprit dont Libermann devient le onzième supérieur général. Le père Lannurien sera largement associé, en particulier, à la direction du Séminaire du Saint-Esprit qui assure la formation des prêtres destinés aux colonies.
En 1853, le successeur de Libermann l'envoie à Rome pour y établir un point d'appui romain à la congrégation en même temps que pour jeter les bases d'un séminaire destiné à l'accueil de futurs prêtres français, en vue d'une formation imprégnée de la tradition romaine et d'une fidélité au successeur de Pierre. Ce dernier projet est l'aboutissement d'un mouvement de retour vers Rome impulsé, en France, par un certain nombre d'évêques et d'intellectuels réagissant contre les traditions gallicanes qui s'étaient renforcées depuis le concordat napoléonien. Le père Lannurien mourra à Rome en septembre 1854 après avoir réussi l'ouverture du Séminaire Français.
La biographie du père Lannurien, que nous présente cet ouvrage, est ainsi une contribution à l'histoire de l'Eglise de France et à celle du renouveau des missions extérieures au XIXème siècle.